Christologie
Qu’est-ce que la christologie ?
La christologie est la discipline de la théologie dogmatique chrétienne qui étudie la personne, la doctrine et l’œuvre de Jésus-Christ. Elle traite plus particulièrement de la nature de Jésus et de son rapport à Dieu : Jésus est-il le fils de Dieu, le fils adoptif, un être purement humain ou purement divin ?
Les questions christologiques jouent un rôle déterminant dans tous les domaines de la théologie chrétienne : la Création ; le péché ; la transcendance ; la sotériologie. Aucune théologie chrétienne ne fait l’économie de l’interrogation sur la personne du Christ et sa résurrection.
Cette étude part notamment des titres donnés à Jésus dans le Nouveau Testament, tels que Christ, Seigneur, Fils de Dieu, Messie et, par conséquent, réfléchit à l’identité du Christ et à la signification du titre de Christ. Les grandes définitions dogmatiques au cours des ive et ve siècles, par les conciles œcuméniques, n’ont pas épuisé le sujet. Elles en marquent cependant une étape essentielle. La réflexion théologique sur le Christ a continué non seulement durant toute la période patristique, mais encore à l’époque médiévale, à la Renaissance et à l’époque moderne.
Actuellement, les discussions sont toujours actives en Allemagne, aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne, en Afrique, en Amérique latine, en Inde… L’articulation entre « Jésus » et « Christ » ne va pas de soi ni au même rythme pour tous les chrétiens. À ce débat s’en ajoute un autre : celui de l’interaction entre la théologie et la philosophie.
La christologie et le Nouveau Testament[modifier | modifier le code]
Le principe sous-jacent de la christologie est que le Nouveau
Testament permet de cerner la réalité de Jésus-Christ, que ce
soit explicitement ou implicitement2.
Elle se réfère pour la compréhension de sa nature divine aux titres qui lui
sont donnés par ses disciples, tels que « Fils de l’Homme » ou Messie2.
La distinction s’est imposée au xixe siècle entre le Jésus de l’histoire et le Christ de la foiNote 1.
Dans le premier cas, si l’on fait référence à « Jésus », on parle de Jésus de Nazareth, homme inscrit dans une époque et un territoire, que l’on pense pouvoir connaître à travers diverses
sources écrites. Durant une première période, l’historien comme le théologien d’aujourd’hui distingueront ce qui relève des « sciences sacrées » et des « sciences religieuses »3.
Dans le second cas, lorsqu’on parle de « Christ », on évoque le Jésus de la foi chrétienne, comme « Christ et Seigneur », c’est-à-dire Jésus-Christ. Le mot « Christ » désigne l’oint, l’élu de Dieu. Χριστός, christos en grec, signifie « enduit », « oint », puis « qui a reçu l’onction sainte » ; il
renvoie à « Messie », translittération du mot hébreu מָשִׁיחַ, mashiah.
Christologie haute et christologie basse[modifier | modifier le code]
On a parfois différencié la « christologie haute » (ou « élevée ») et la « christologie basse », en fonction du point de départ de l’exposition de la foi. Ces deux approches ne sont pas incompatibles4.
La « christologie haute » étudie le Christ en partant de sa position élevée dans les cieux, c’est-à-dire de sa divinité, de sa préexistence
et de son éternité ; sa méthode d’analyse dessine un mouvement descendant.
Cette forme de christologie est traditionnelle, comme l’explique Henri Blocher5.
Pour Raymond Brown, elle conçoit Jésus comme
appartenant à la sphère de la divinité et applique, par exemple, un titre comme
« Fils de Dieu » pris au sens littéral, impliquant alors une origine
divine à l’exclusion de toute métaphore. De même, le titre
« Seigneur » est pris au sens fort et devient une titulature cultuelle, à partir du
terme de politesse initial qu’il est au temps de Jésus (avec le sens de
« maître »). Cette christologie, au contraire de christologies
dites adoptianistes, inclut généralement la perception de la
préexistence de la divinité de Jésus6.
La « christologie basse » décrit un mouvement ascendant :
elle part de Jésus en tant qu’homme et des événements de sa vie pour comprendre
qui est le Christ7.
Raymond Brown note qu’elle applique à Jésus une titulature issue de
l’attente messianiste de
l’Ancien Testament, voire de la période intertestamentaire, qui
n’impliquent pas nécessairement la divinité. Elle utilise des termes comme
« messie », « serviteur », « prophète »,
« seigneur » ou encore « fils de Dieu »
qui est alors une désignation métaphorique du roi comme représentant de Dieu.
Ce type de titres n’exclut néanmoins pas pour autant l’idée de la divinité de
Jésus6.
Le théologien protestant Raphaël Picon propose
quant à lui la distinction « christologie ontologique/christologie empirique »,
qui lui semble préférable en ceci qu’elle n’induit aucun jugement de valeur8.
Le débat historique[modifier | modifier le code]
Des chercheurs allant de Rudolf BultmannNote 2 à Adela Yarbro Collins9 ont
argué que le développement trinitaire provenait de l’irruption des
« pagano-chrétiens » dans le christianisme débutant face aux
« judéo-chrétiens ». L’école anglo-saxonne10 reformule
la question sous deux aspects :
·
le moyen ou
néo-platonisme n’était face au judaïsme alexandrin mais en faisait partie[incompréhensible], ce qui explique
largement les conceptions d’Origène
·
chez Philon d’Alexandrie, un certain binitarisme juif
apparaît sous les traits du « verbe de Dieu » (o theoû logos que
Philon nomme parfois « Fils de Dieu », par exemple dans le De
agricultura §51) ou dans le Memra du Talmud dont
on pourrait bien retrouver l’écho dans le prologue de Jean.
·
Ce Memra a fréquemment sa place parmi
les anges comme on le trouve chez Justin de Naplouse.
· L’idée de « deux pouvoirs dans les cieux » est aussi connue comme l’hérésie de Rabbi Akiva11
Dans ce contexte, aussi bien la christologie d’Arius (qui lance le débat conciliaire) que celle d’Athanase qui le clôt mais aussi des christologies angéologiques plus particulières comme celle des témoins de Jéhova ou celles de l’islam, s’abreuveraient à la même source.
Historique[modifier | modifier le code]
Les premiers siècles[modifier | modifier le code]
L’Église ancienne se définit comme « les enfances du christianisme » selon le mot d’André Trocmé12, c’est-à-dire avant l’instauration d’un christianisme d’État dont le « président » serait l’empereur de Constantinople13.
Auparavant, le débat christologique est la règle, y compris entre les quatre évangiles et les épîtres de Paul de Tarse, comme le montre Boismard14.
Aucune centralité susceptible de régulation n’existe alors15. Chaque évêque est maître chez soi (surtout dans les grandes communautés de chrétiens comme celle d’Égypte dont Arius est issu) sauf à dépendre d’un métropolite qui ne sera instauré qu’en 325, à l’imitation de la situation égyptienne, la seule « Église » comptant 100 épiscopes16. Le concile régional est une habitude comme le montre un concile antérieur réuni en Anatolie à l’instigation d’Eusèbe de Césarée vers 322Note 3.
La question des origines du christianisme est problématique en soi, selon qu’on se réfère à la théologie dogmatique de telle ou telle Église ou aux diverses écoles d’historiensNote 4 ; Jésus-Christ est considéré comme l’unique Sauveur17. Pourtant, si la conscience de cette réalité ne fait aucun doute, la formulation ne va pas sans tâtonnements. Les Pères de l’Église fondent alors leur réflexion sur les textes de la Bible, regardés comme un ensemble cohérent dont les différentes parties se complètentNote 5. Durant plusieurs siècles, l’alternance des opinions et des doctrines18 amène les théologiens à définir avec une précision de plus en plus fine le dogme de leur Église.
Article détaillé : Christianisme ancien.
Le débat christologique n’est pas le seul fait des élites et peut nourrir de vives controverses chez les individus les plus humblesNote 6 : un sermon19 de Grégoire de Nysse à ses fidèles de Constantinople, à la fin du ive siècle, en atteste en dépit et contre la dogmatisation commençante : « Dans cette ville, si vous demandez de la monnaie à un boutiquier, il ne tardera pas à disputer avec vous de la question de savoir si le Fils est engendré ou incrééNote 7. Si vous interrogez le boulanger sur la qualité de son pain, il vous répondra que “le Père est supérieur au Fils”Note 8 et si vous demandez au garçon de bain de faire son office, il vous affirmera que le Fils a été créé ex nihiloNote 9,20. »
Nombre de christologies se sont développées entre le ier et ive siècle, ce dont témoignent une foule d’apocryphes publiés à cette époque21. Avant 70, voire 135, le christianisme doit être considéré entièrement comme une forme de judaïsme dont il va s’extraire et se différencier progressivement22. Le débat entre diverses écoles de pensée, qui disputent et parfois s’excommunientNote 10, y est donc la règle, comme le reflète le Talmud qui voit le début de la mise par écrit de la Mishnah dans cette période.
La question principale23 posée dans ces christologies concerne les modalités de la paternité divine dont parle Jésus évoquant son « Père du ciel ». On médite « qui me voit voit mon père »24 en tâchant d’élaborer les conditions dans lesquelles ce phénomène serait possible. Elles se répartissent en trois catégories selon la façon dont les éléments de cette paternité sont compris : les christologies angéologiques, les christologies différentialistes et enfin celles qui considèrent que le Christ est un homme choisi par Dieu.
Le mot « Christ » est la traduction grecque du terme Messie issue de l’espérance de la
restauration de la royauté (indépendante) d’Israël tel que
l’idéal en est fixé par la figure de David dans
l’Ancien Testament25.
Dans cette configuration, les diverses métaphysiques établissent
un dosage subtil entre le concept de daimonNote 11,
le concept de royauté – entendu tantôt comme souveraineté,
tantôt comme autorité – et l’humanité de Jésus.
Il n’y a cependant pas de consensus sur cette identité entre les doctrines
professées par ces premières communautés messianistes et une orthodoxie qui
se constitue progressivement et se finalise plus tardivement,
pouvant de ce fait difficilement servir d’étalon26. Marie-Émile Boismard en expose différentes
raisons27 :
la préoccupation de ces écoles de pensée consiste plutôt à raisonner une métaphysique et
à construire une théologieNote 12 qu’à
établir des articles de foi immuables.
Le concept de confession de foiNote 13 ne
se fait jour qu’au concile de Nicée en 32528.
Par ailleurs, le statut divin de l’Esprit-Saint n’est
défini qu’au concile de Constantinople,
en 381.
Ensuite, suivre Jésus, c’est s’attacher à une personne selon le modèle des
disciples suivant un maître pharisien29 et
non croire des vérités immuables. Enfin, dans sa christologie de Paul, Boismard souligne les
diverses acceptions du mot divinité qui désignent tantôt
le Dieu unique de la Bible, tantôt l’Esprit, acteur de
l’inspiration.
Christologies angéologiques[modifier | modifier le code]
Dans cette configuration, la nature spirituelle prédomine
et la nature humaine disparaît. Le Christ, donc Jésus, est un être
intermédiaire entre Dieu et les hommes, un « envoyé »Note 14 parfois
conçu comme un ange.
Docétisme[modifier | modifier le code]
Article
détaillé : docétisme.
L’incarnation n’est pas envisagée comme le fait de partager l’humanité
commune, celle d’un homme né d’une femme (Paul de Tarse),
mais comme une apparence d’humanité incarnée en une chair céleste. C’est la
base des christologies docètes.
Cette configuration est notamment celle du gnosticisme,
courant religieux du ier siècle qui y ajoute un dualisme hérité de Mani. Le Père est inconnaissable, le Fils en
donne une idée aux hommes ; il est le Sauveur Céleste. Cette
christologie est connue par Basilide le gnostique qui
prêche entre 117 et 161 à Alexandrie.
Dans ce courant, on notera l’apollinarisme,
développé par Apollinaire de Laodicée (315-392) qui
fait un Grand Ange du Christ, c’est-à-dire une stricte
émanation de Dieu le Père. Le ValentinismeNote 15 au ve siècle est issu de ce courant.
Christologie différentialiste[modifier | modifier le code]
Article
détaillé : Arianisme.
Le Christ, c’est-à-dire Jésus, est inférieur à Dieu mais y participe :
c’est la théologie d’Arius qui juge l’égalité entre le Fils et
le Père incompatible avec le monothéisme.
Il affirma l’absolue transcendance du Père mais lui reconnaît une ressemblance
(en grec : homoios qui donne homoiousiens).
Postérité[modifier | modifier le code]
Cette formule est imposée par l’empereur arien Constance,
fils et successeur de Constantin.
Aèce d’Antioche, diacre en 357, au temps de l’évêque
Georges d’Alexandrie, développe une théorie plus avancée dans une synthèse de
47 propositions, le syntagmion. Il fait de l’inengendré la
caractéristique de la transcendance divine. Il en résulte que, du point de vue
de l’essence, le Fils et le Père ne peuvent entretenir aucune ressemblance. Le
Père et le Fils sont donc dissemblables (en grec : anomios) et
ses disciples nommés « anoméens ».
Il est surnommé « l’athée », dénoncé et connaît des exils
successifs, en 358 et 360. Amnistié par
l’empereur Julien, il revient à Constantinople et
retrouve Eunome son disciple. Il y meurt en 366.
Eunome de Cyzique, en Cappadoce,
disciple et secrétaire d’Aèce, n’est connu que par les écrits de son
adversaire Basile de Césarée. Il développe et systématise
l’ensemble des doctrines d’Aèce dans son Apologie. Il utilise le
syllogisme et les catégories d’Aristote avec une grande précision ce qui
témoigne d’une éducation philosophique. Il est diacre en 358 et devient évêque
de Cyzique. Eunome meurt en 394.
Basile de Césarée et Grégoire de Nysse ont chacun écrit
un Contre Eunome. Cette polémique continuera longtemps après la
mort d’Eunome tant sa technicité de raisonnement impressionnait. Il peut être
considéré comme la source de l’unitarisme chrétien.
Le Christ est un homme choisi par Dieu[modifier | modifier le code]
Ces christologies défendent un strict monothéisme.
Monarchianismes[modifier | modifier le code]
Le monarchianisme est originaire d’Asie Mineure,
avant qu’apparaisse la théologie du Logos, représente dans un premier temps une
réaction contre les courants gnostiques du christianisme vers le milieu du iie siècle30.
Le monarchianisme est la conception divine de la plupart des chrétiens de cette
époque31.
Le monarchianisme exalte la monarchie divine
et un strict monothéisme, effaçant la distinction entre les PersonnesNote 16,
selon l’idée qu’un homme et Dieu ne peuvent avoir quoi que ce soit de commun
mais qu’ils peuvent entretenir des rapports plus ou moins proches.
Adoptionisme ou monarchianisme dynamique[modifier | modifier le code]
L’adoptionisme médite
sur Fils de Dieu au filtre de ce verset du
psaume 2 : « celui-ci est mon fils bien-aimé », cité par Jean
dans le récit du non-baptêmeNote 17 de
Jésus. Le psaume 232 est
dit « psaume du couronnement » et fait directement référence à la
liturgie de l’onction des rois d’Israël.
Pour l’adoptionisme, le Christ est un homme divin, le fils
« adopté » par Dieu33.
Cette christologie est une forme d’unitarisme avec lequel elle partage
l’opposition à la théologie du Logos. Parmi ses tenants, on
trouve notamment Paul de Samosate dans la seconde moitié
du iiie siècle34.
Patripassianisme ou monarchianisme modaliste[modifier | modifier le code]
Le monarchianisme modaliste ou modalismeNote 18 a
pour point de départ non plus la réflexion sur l’être du Christ mais la
réaction à ceux qui envisagent une distinction numérique de Dieu. Les
modalistes défendent l’unicité de Dieu ; toute distinction réelle en lui
leur semble une partition ; les trois états étant de
simples « modes » de la Divinité. Ils s’opposent également aux
théologies du Logos35.
L’indistinction des Personnes, amène l’idée que c’est le Père (patris)
qui aurait éprouvé la souffrance (passus) sur la croix36.
Suivant le patripassianisme, le Fils est une théophanie du
Père et n’est donc pas une personne distincte quoique cette théophanie
s’incarne en un homme.
Une variante se développe au iiie siècle :
le sabellianisme, du nom du théologien qui la développe à Rome, Sabellius.
Selon lui, le Père, le Fils et l’Esprit sont une seule et même personne qui se
manifeste progressivement sous ces trois aspects37.
Dans sa postérité se trouve la compréhension majoritaire de la trinité dans
les Églises de la Concorde de Leuenberg[pas clair].
Article
détaillé : Unitarisme (théologie).
Montanisme[modifier | modifier le code]
Articles
détaillés : Montanus de Phrygie, Montanisme et Canon (Bible).
Le montanisme est une doctrine qui tire son nom de Montan ou Montanus de Phrygie, un charismatique phrygien
qui entame son ministère dans la seconde moitié du iie siècle.
La christologie de Montanus est en rapport avec la formation du Canon du
nouveau testament ; les discussions concernant cette élaboration se
déroulent entre théologiens orientaux et occidentaux. La plupart des orientaux
sont contre l’inclusion du corpus johannique (évangiles, épîtres et apocalypse)
qui leur semble trop récent pour être authentique. Les montanistes refusent même
la théologie du Jésus LogosNote 19 d’où
le nom d’« alogiens » qui leur est donné.
En ce qui concerne le paraclet dont la venue est annoncée en Jean 15:2638,
Montanus affirme qu’il est ce consolateur.
Les premiers conciles œcuméniques :
de Nicée I à Chalcédoine[modifier | modifier le code]
L’élaboration dogmatique équivaut à l’instauration d’une orthodoxie qui
n’existe pas auparavant, comme le montre le conflit théologique entre l’école d’Alexandrie et celle d’Antioche39.
La question des origines du christianisme est problématique en soi, selon
qu’on se réfère à la théologie dogmatique de telle ou telle
Église ou aux diverses écoles d’historiensNote 4 ;
Jésus-Christ est considéré comme l’unique Sauveur17.
Pourtant, si la conscience de cette réalité ne fait aucun doute, la formulation
ne va pas sans tâtonnements. Les Pères de l’Église fondent alors leur
réflexion sur les textes de la Bible, regardés comme un ensemble cohérent dont
les différentes parties se complètentNote 5.
Durant plusieurs siècles, l’alternance des opinions et des doctrines18 amène
les théologiens à définir avec une précision de plus en plus fine le dogme de
l’Église.
Cette évolution se traduit dans les quatre premiers conciles œcuméniques, depuis le premier concile de Nicée (325) jusqu’à celui de Chalcédoine (451). Si le nombre fait
la vérité,
les définitions du concile de Chalcédoine fondent aujourd’hui encore les
confessions de foi des courants majoritaires des principales communions
chrétiennes (catholiques40,
anglicane, réformée, luthérienne, évangélique, orthodoxe). Le débat
christologique reste ouvert dans les églises luthéro-réformées41 tandis
que certaines églises évangéliques42 s’affirment
vigoureusement unitariennes.
L’essentiel des débats porte sur la Trinité chrétienne, puis, ultérieurement, sur
la divinité et l’humanité en Jésus-Christ. Ces deux réflexions sont dissociés
l’une de l’autre dans la tradition chrétienne majoritaire de l’époque comme le
montrent les christologies des Églises des deux et trois conciles43.
Élaboration de la doctrine (325-451)[modifier | modifier le code]
En 325,
le premier concile de Nicée, convoqué
par Constantin Ier, répond à
la question suivante : « Quelles sont les relations de Jésus avec son
Père du ciel ? » Sous l’influence d’Athanase d’Alexandrie, la question
devient : « Le Christ est-il consubstantiel à
Dieu ? ». Le concile, réuni pour juger Arius,
du fait de ses démêlés théologiques avec son évêque Alexandre d’Alexandrie, rejette sa théorie qui
voit en Jésus, que beaucoup nomment le Christ44,
un être d’un rang inférieur à Dieu le Père. Le concile affirme l’identité de
substance du Père et du Fils et rédige une première profession de
foi qui ne sera pas accepté sans difficultéNote 20.
Le premier concile de Constantinople,
enluminure d’un manuscrit byzantin du ixe siècle
En 381,
le premier concile de Constantinople,
convoqué par Théodose Ier, condamne la
doctrine des pneumatomaques qui nie la divinité
du Saint-Esprit. Le concile réaffirme la divinité du Christ,
affirme celle du Saint-Esprit et achève la rédaction du symbole de Nicée-Constantinople : le
Fils est « de même nature que le Père », qu’il « a pris chair et
s’est fait homme ». Tout en étant Dieu, Jésus-Christ est vrai homme et le
concile s’oppose par là aux thèses d’Apollinaire de Laodicée.
En 431,
le concile d’Éphèse condamne Nestorius,
archevêque de Constantinople. Celui-ci, craignant une confusion entre l’homme
Jésus et le Logos divin, enseignait que la Vierge Marie n’avait enfanté qu’un humain
indissolublement lié au Logos divin. Nestorius évoquait « deux
personnes » qui « constituaient » le Christ. Au contraire, le
concile d’Éphèse affirme l’unité du Christ dès sa conception et appelle sa mère
« Mère de Dieu » (Mère de Celui qui est Dieu par nature). Homme et
Dieu, le Christ est pourtant un, et ne peut être divisé. Cyrille d’Alexandrie joue un rôle
prépondérant dans cette doctrine.
En 451,
le concile de Chalcédoine précise que le Christ
est « un » de « deux natures », à la fois homme et Dieu,
sans confusion ni absorption. Par là même, le concile de Chalcédoine rejette
le monophysisme (« une seule nature ») d’Eutychès.
Il signifie donc une étape primordiale dans la christologie, affirmant (à la
suite de Nicée I et de Constantinople I) la divinité du Christ, mais en
confirmant son humanité (contre ceux qui la supposaient absorbée par sa nature
divine), et l’unité de sa personne (à la suite d’Éphèse).
Le symbole de Chalcédoine insiste sur la
double nature du Christ et sur son unité (« une seule personne et une
seule hypostase ») :
« Nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ,
le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment
Dieu et vraiment homme composé d’une âme et d’un corps, consubstantiel au Père
selon la divinité et le même consubstantiel à nous, sauf le péché, avant les
siècles engendrés par le Père selon la divinité, et aux derniers jours le même
engendré pour nous et pour notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon
l’humanité ; un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l’unique engendré,
reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans
séparation, la différence des natures n’étant nullement supprimée à cause de
l’union, la propriété de l’une et de l’autre étant bien plutôt sauvegardée et
concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se
fractionnant ni ne se divisant en deux personnes, mais un seul et même Fils,
unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus-Christ. »
Les Pères de l’Église et la christologie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Pères de l’Église.
Origène[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Origène.
Selon Origène, l’âme du Christ existe avant sa naissance et c’est par
intermédiaire de cette âme que le logos divin s’unit à la chair conçue par
Marie. Cette vision christologique est directement issue du binitarisme de
Philon évoqué ci-dessus.
Quoiqu’un Concile d’Antioche45 condamne
cette idée alexandrine en 268,
on retrouve cette idée chez Nestor qui distingue la partie humaine de la partie
divine de Jésus.
Augustin d’Hippone[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Augustin d’Hippone.
La christologie d’Augustin est étroitement liée à la notion de Trinité.
Selon lui, la Trinité (Père, Fils et Esprit Saint) est un Dieu, un et
trine : une essence, trois personnes. Si cette formule ne lui convient que
partiellement, tant ce mystère lui paraît grand, il l’adopte parce que le terme
personne évoque « l’être-en-relation »46. « L’Esprit
Saint est ainsi désigné proprement dans sa relation au Père et au Fils, parce
qu’il est leur Esprit saint. Mais, selon la substance, le Père
est aussi esprit, ainsi que le Fils et l’Esprit Saint lui-même, non pas trois
esprits, mais un seul esprit, comme ce ne sont pas trois dieux, mais un seul
Dieu. Dieu un et trine est tout ce qu’il a »47.
Christologie au Moyen Âge[modifier | modifier le code]
Thomas d’Aquin[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Thomas d’Aquin.
·
trinité
ontologique à suivre
·
trinité
économique à suivre 48
Autres théologiens médiévaux[modifier | modifier le code]
·
Anselme de Canterbury, Abélard de
Paris et l’invention de l’expiation vicaire.
Christologie moderne[modifier | modifier le code]
Par « moderne », on entend les diverses thèses avancées
c’est-à-dire les christologies issues de la Réforme, en cela que la Renaissance inaugure
la période historique classiquement nommée époque moderne. Ce renouveau est dû
à l’arrivée des manuscrits grecs dans les bagages des exilés de Constantinople,
fraîchement conquise par les musulmans.
Premières christologies protestantes[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Martin Luther et Jean Calvin.
Ce sont des christologies chalcédoniennes pour l’essentiel en dépit de la
contestation prudente de Sébastien Castellion et de la contestation
plus affirmée de Michel Servet.
o
Marc Lienhard, Au
cœur de la foi de Luther : Jésus-Christ, Desclée, 1991
o
Pierre Gisel, Le
Christ de Calvin, Desclée, 1990
·
Sébastian Castellion (1515-1563)
o
De l’art de douter et
de croire, d’ignorer et de savoir. Traité non publié de son vivant. Première publication
intégrale : Jéhéber, 1953. « Il est périlleux de se prononcer à ce
sujet. Aussi me garderai-je de rien affirmer. »
·
Michel Servet (1511-1553)
o
De Trinitatis
erroribus, 1531
Christologie catholique du xvie au xixe siècle[modifier | modifier le code]
·
La tradition thomiste
·
Jean de la Croix et Thérèse d’Avila
o
Michel De Goedt, Le
Christ de Jean de la Croix, Desclée, 1993
o
Michel De Goedt, Le
Christ de Thérèse de Jésus, Desclée, 1993
·
Pierre de Bérulle (1575-1629)
o
Michel Dupuy, Le
Christ de Bérulle, Desclée, 2001
Christologies des Lumières[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Socinianisme et Unitarisme (théologie).
Ésaïe Gasc (1748-1813)[modifier | modifier le code]
Ésaïe Gasc est un théologien genevois.
Il est nommé professeur à la faculté de théologie protestante de
Montauban en 1809, et prend ses fonctions en 1810. Sa
réfutation du dogme trinitaire provoquent des controverses, il est mis en cause
par des pasteurs du Midi, et Daniel Encontre tente
de lui répondre sur un plan biblique.
« Il y a longtemps, enseignait-il à ses étudiants, que les théologiens
n’occupent plus le public de leurs discussions sur la Trinité. Les plus sages d’entre eux ont enfin
compris que, puisque après quatorze ou quinze siècles de débats, on n’était pas
plus près de s’entendre qu’on ne l’était à l’époque où la dispute s’engagea, il
fallait que ce dogme ne fût pas clairement enseigné dans l’Écriture sainte, et
que par conséquent il n’intéressait pas le salut des Chrétiens […] Ceux qui
s’intéressent véritablement à l’honneur du christianisme verraient avec anxiété
recommencer un procès qui a causé dans l’Église plus de scandale que
d’instruction. »
— Extrait de Bernard Reymond, La théologie libérale dans le
protestantisme de Suisse romande – Évangile et Liberté, revue en copyleft.
Jean-Jacques Caton Chenevière (1783-1871)[modifier | modifier le code]
« Pasteur et professeur genevois, il reste attaché toute sa vie à
l’idée que les textes bibliques étaient dotés d’un caractère plus ou moins
surnaturel. Ainsi n’a-t-il pas compris, dès 1850, combien la liberté
protestante d’examen devait aussi s’appliquer à l’étude historique de ces
textes. […] Sa liberté d’examen, en d’autres termes, s’est appliquée aux
doctrines et à de nombreux aspects de la tradition chrétienne, mais elle n’a
jamais porté sur les textes bibliques eux-mêmes. L’un de ses arguments favoris
a au contraire été d’opposer des arguments d’origine biblique aux doctrines
qu’il jugeait nécessaire d’abandonner. Mais cette attitude n’avait rien de
rétrograde dans la première moitié du siècle dernier ; elle était même
fort répandue parmi les libéraux francophones du moment. »
— Extrait de Bernard Reymond, La théologie libérale dans le
protestantisme de Suisse romande, Évangile et Liberté, revue en copyleft.
·
six Essais
théologiques (1831) : le
premier de ces Essais s’en prenait au « système théologique de la
trinité ». Le quatrième portait l’un sur la notion de rédemption,
ce qui était l’occasion de remettre en cause le dogme de la divinité de Jésus.
Le tournant historico-critique[modifier | modifier le code]
Un tournant capital de la christologie est dû au philosophe
protestant Hermann Samuel Reimarus (1694-1768),
qui marque le début de l’exégèse historico-critique
avec ses Fragments de Wolfbuttel49.
Selon son analyse, deux représentations de Jésus sont visibles dans
le Nouveau Testament. Reimarus observe que le
Nouveau Testament développe deux systèmes. D’une part, les évangiles synoptiques montrent un Jésus
prophète, maître de morale, référent spirituel. D’autre part, Paul et Jean parlent
d’un Fils de Dieu qui est descendu du ciel, qui a souffert, qui est mort et
ressuscité puis monté aux cieux.
Reimarus ne retient que le premier système, jugeant que le second est
aberrant. Il ne se pose plus la question de savoir si ces écrits avaient
vocation à se trouver réunis et à être lus comme se complétant les uns les
autres.
Par « christologie contemporaines », on entend les christologies
issues de l’exégèse historique et critique telle qu’elle se développe au xixe siècle.
Les théologiens du xixe siècle
envisageaient le courant de la « christologie haute » comme le plus
ancien, donc le plus authentique ; ce présupposé herméneutique mérite
d’être discuté (« le plus ancien est le plus authentique »). Ils ne
voyaient aucun inconvénient, pour une partie d’entre eux, à adopter le symbole de Chalcédoine. Karl Barth est
l’un des représentants les plus importants au xxe siècle de la « christologie
haute ». L’autre courant, celui de la théologie protestante libérale, assez souvent unitarienne,
à partir des éléments scripturaires mis en valeur par Reimarus, s’en tient au
Jésus prophète. Ce courant sera représenté par Adolf von
Harnack, puis par Rudolf Bultmann,
tous deux issus de la tradition luthérienne.
On peut donc opposer une « christologie ontologique » à une
« christologie empirique ».
Parmi les courants qui poursuivent de nos jours cette exploration, on peut
citer une école pluridisciplinaire et interreligieuse caractérisée par le nom
du colloque qui l’a rassemblée : The ways that never part,
représentée par Daniel Boyarin, Paula Fredriksen et
dont on trouve l’écho dans certains travaux de l’École biblique de Jérusalem, en
particulier Étienne Nodet quand il revisite l’hypothèse de Griesbach ou de Marie-Émile Boismard dans son ouvrage À
l’aube du christianisme, avant la naissance des dogmes, celui-ci s’appuyant
sur la théorie des deux sources. Parmi les questions formulées : se
pourrait-il que le judaïsme du ier siècle
ait connu des courants moins absolument monothéistes qu’on
ne se le représente aujourd’hui ? Ce débat affecte la façon dont Paul est
considéré, soit comme apôtre, soit comme apostat. La méthode interroge textes
et témoignages littéraires ou archéologiques pour savoir si des occasions de
rapprochement de l’humain et d’attributs divins étaient possibles à cette
époque en sorte de participer à la création de la « christologie
haute ».
Adolph von Harnack (1851-1930)[modifier | modifier le code]
Adolph von Harnack, historien du dogme et théologien protestant libéral.
·
L’essence du
Christianisme (1907)50
·
Dans le même ordre
d’idées mais pour le contester, l’ouvrage déclencheur de la Crise moderniste : et l’Église [archive] (1902) de Alfred Loisy
·
Voir aussi, sur les
questions relatives à la nécessité d’une structure ecclésiale exerçant un
pourvoir dogmatique, la correspondance de 1928 de Erik Peterson avec
Harnack qui mèneront Peterson au catholicisme.
Christologies catholiques du xixe siècle et xxe siècle[modifier | modifier le code]
·
John Henry
Newman s’opposant à l’arianisme et
à l’unitarisme : Douze sermons sur le Christ, 1943, rééd.
1995, Les Ariens du quatrième siècle, 1988
·
Pierre Teilhard de Chardin: Le
point Oméga
·
Karl Rahner Traité
fondamental de la foi, 1983
·
Hans Urs von Balthasar: La gloire et la
croix. Aspects esthétiques de la Révélation, 1961–1969, La
dramatique divine, 1973–1983.
·
Joseph Ratzinger (Benoît XVI) : Foi
chrétienne hier et aujourd’hui, 1976, Jésus de Nazareth, 2007.
Dans son livre très personnel Jésus de Nazareth, Benoît XVI (qui
n’y parle pas comme pape) propose une sorte de « méditation »
théologique. Le livre met notamment en valeur la relation de Jésus avec son
Père, relation d’intimité sans laquelle sa figure est incompréhensible.
Christologies protestantes du xxe siècle[modifier | modifier le code]
·
Rudolph Bultmann.
La christologie de Rudolph Bultmann prend ses distances avec la christologie
chalcédonnienne ; elle est le pont entre les théologies néo-chalcédoniennes
(comme celle de Karl Barth) et les christologies post-chalcédoniennes. Jésus (1926) Jésus,
mythologie et démythologisation (1968)51.
·
Karl Barth : Kirchliche
Dogmatik (1932-1967), traduite en français sous le titre Dogmatique
de l’Église (1953-1972). L’une des plus importantes et des plus
volumineuses œuvres théologiques du xxe siècle.
·
Paul Tillich.
Son concept clé : « Jésus que beaucoup nomment le Christ ». Dans
le recueil de conférences prononcées dans les années 1950-1955, Dieu
au-delà de Dieu, Tillich l’emploie comme pour contester que, par l’effet
magique d’un tiret, Christ puisse devenir la partie d’un prénom composé, c’est-à-dire
l’élément d’une identité. Pour Tillich, comme pour l’ensemble des théologiens du Process, être Christ est une
fonction, non une identité, encore moins une nature non
plus qu’une substance au sens où l’entendait le néo-platonisme issu
de la fusion du stoïcisme et du platonisme.
·
Wolfhart Pannenberg : Esquisse
d’une christologie, 1971. S’opposant à Rudolf Bultmann,
Pannenberg veut fonder sa théologie sur l’histoire et non plus sur « la
Parole », sur le Christ « réel » et non sur le Christ
« prêché », il veut « fonder sur l’histoire de Jésus la vraie
connaissance de sa signification, qu’on peut résumer par ces mots : Dieu
s’est révélé en cet homme » (p. 24). C’est une christologie
« d’en bas », qui part de l’homme Jésus, de son histoire, plutôt que
de la double nature humano-divine de Jésus du discours dogmatique traditionnel.
Autres approches[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Christologie philosophique et Christologie non chrétienne.
En Europe, l’interaction entre la théologie et la philosophie a
abouti dans les années 1970 à ce que l’on appelle la « christologie philosophique »,
représentée notamment par Xavier Tilliette, Michel Henry et Claude Bruaire).
Elle fait partie de ce que l’on nomme la « philosophie chrétienne ».
Jésus ou le Christ a un rôle dans d’autres religions que le christianisme.
En dehors de l’Europe, avec l’expansion du christianisme, souvent à l’occasion
de conquêtes coloniales, les peuples autochtones se sont approprié la théologie
en construisant des christologies autonomes.
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes éditoriales[modifier | modifier le code]
1. ↑ L’expression est passée dans le domaine
public à partir du titre du premier ouvrage de David Strauss (1808-1874)
2. ↑ Rudolf Bultmann, Das Evangelium des
Johannes, 1957 ; 1re traduction en français :
l’évangile de Jean, 1986. Bultmann attribue le phénomène hypostatique à une
source mandeiste.
3. ↑ Ce concile précède Nicée et Nicée
cherche à contrecarrer ce concile qui validé l’orthodoxie d’Arius. Richard E.
Rubenstein, Le Jour où Jésus devint Dieu, éd. La Découverte,
2004, p. 82
4. ↑ Revenir plus
haut en :a et b En
particulier l’école anglo-saxonne, telle que réunie au colloque Oxford
Princeton ; The ways that never share considère que le
christianisme ne commence qu’avec la dogmatisation du ive siècle
5. ↑ Revenir plus
haut en :a et b À
l’inverse, les chercheurs biblistes contemporains les regardent comme des
textes indépendants. Voir par exemple le travail d’Adrian Schenker o.p.
et alii, portant sur l’Ancien Testament dans L’Enfance de la Bible
hébraïque, Labor et Fides.
↑ L’ensemble de cette section doit
beaucoup à l’ouvrage de Bart D. Ehrman, Les christianismes disparus, la
bataille pour les Écritures apocryphes, faux et censures, Bayard, 2007, le
dossier paru dans le Monde de la Bible no 147,
2002, présentant les « Querelles sur la divinité de Jésus », au
recueil d’articles piloté par Pierre Geoltrain, Aux ·
Rudolph Bultmann.
La christologie de Rudolph Bultmann prend ses distances avec la christologie
chalcédonnienne ; elle est le pont entre les théologies néo-chalcédoniennes
(comme celle de Karl Barth) et les christologies post-chalcédoniennes. Jésus (1926) Jésus,
mythologie et démythologisation (1968)51.
·
Karl Barth : Kirchliche
Dogmatik (1932-1967), traduite en français sous le titre Dogmatique
de l’Église (1953-1972). L’une des plus importantes et des plus
volumineuses œuvres théologiques du xxe siècle.
·
Paul Tillich.
Son concept clé : « Jésus que beaucoup nomment le Christ ». Dans
le recueil de conférences prononcées dans les années 1950-1955, Dieu
au-delà de Dieu, Tillich l’emploie comme pour contester que, par l’effet
magique d’un tiret, Christ puisse devenir la partie d’un prénom composé, c’est-à-dire
l’élément d’une identité. Pour Tillich, comme pour l’ensemble des théologiens du Process, être Christ est une
fonction, non une identité, encore moins une nature non
plus qu’une substance au sens où l’entendait le néo-platonisme issu
de la fusion du stoïcisme et du platonisme.
·
Wolfhart Pannenberg : Esquisse
d’une christologie, 1971. S’opposant à Rudolf Bultmann,
Pannenberg veut fonder sa théologie sur l’histoire et non plus sur « la
Parole », sur le Christ « réel » et non sur le Christ
« prêché », il veut « fonder sur l’histoire de Jésus la vraie
connaissance de sa signification, qu’on peut résumer par ces mots : Dieu
s’est révélé en cet homme » (p. 24). C’est une christologie
« d’en bas », qui part de l’homme Jésus, de son histoire, plutôt que
de la double nature humano-divine de Jésus du discours dogmatique traditionnel.
Autres approches[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Christologie philosophique et Christologie non chrétienne.
En Europe, l’interaction entre la théologie et la philosophie a
abouti dans les années 1970 à ce que l’on appelle la « christologie philosophique »,
représentée notamment par Xavier Tilliette, Michel Henry et Claude Bruaire).
Elle fait partie de ce que l’on nomme la « philosophie chrétienne ».
Jésus ou le Christ a un rôle dans d’autres religions que le christianisme.
En dehors de l’Europe, avec l’expansion du christianisme, souvent à l’occasion
de conquêtes coloniales, les peuples autochtones se sont approprié la théologie
en construisant des christologies autonomes.
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes éditoriales[modifier | modifier le code]
1. ↑ L’expression est passée dans le domaine
public à partir du titre du premier ouvrage de David Strauss (1808-1874)
2. ↑ Rudolf Bultmann, Das Evangelium des
Johannes, 1957 ; 1re traduction en français :
l’évangile de Jean, 1986. Bultmann attribue le phénomène hypostatique à une
source mandeiste.
3. ↑ Ce concile précède Nicée et Nicée
cherche à contrecarrer ce concile qui validé l’orthodoxie d’Arius. Richard E.
Rubenstein, Le Jour où Jésus devint Dieu, éd. La Découverte,
2004, p. 82
4. ↑ Revenir plus
haut en :a et b En
particulier l’école anglo-saxonne, telle que réunie au colloque Oxford
Princeton ; The ways that never share considère que le
christianisme ne commence qu’avec la dogmatisation du ive siècle
5. ↑ Revenir plus
haut en :a et b À
l’inverse, les chercheurs biblistes contemporains les regardent comme des
textes indépendants. Voir par exemple le travail d’Adrian Schenker o.p.
et alii, portant sur l’Ancien Testament dans L’Enfance de la Bible
hébraïque, Labor et Fides.
↑ L’ensemble de cette section doit
beaucoup à l’ouvrage de Bart D. Ehrman, Les christianismes disparus, la
bataille pour les Écritures apocryphes, faux et censures, Bayard, 2007, le
dossier paru dans le Monde de la Bible no 147,
2002, présentant les « Querelles sur la divinité de Jésus », au
recueil d’articles piloté par Pierre Geoltrain, Aux·
Rudolph Bultmann.
La christologie de Rudolph Bultmann prend ses distances avec la christologie
chalcédonnienne ; elle est le pont entre les théologies néo-chalcédoniennes
(comme celle de Karl Barth) et les christologies post-chalcédoniennes. Jésus (1926) Jésus,
mythologie et démythologisation (1968)51.
·
Karl Barth : Kirchliche
Dogmatik (1932-1967), traduite en français sous le titre Dogmatique
de l’Église (1953-1972). L’une des plus importantes et des plus
volumineuses œuvres théologiques du xxe siècle.
·
Paul Tillich.
Son concept clé : « Jésus que beaucoup nomment le Christ ». Dans
le recueil de conférences prononcées dans les années 1950-1955, Dieu
au-delà de Dieu, Tillich l’emploie comme pour contester que, par l’effet
magique d’un tiret, Christ puisse devenir la partie d’un prénom composé, c’est-à-dire
l’élément d’une identité. Pour Tillich, comme pour l’ensemble des théologiens du Process, être Christ est une
fonction, non une identité, encore moins une nature non
plus qu’une substance au sens où l’entendait le néo-platonisme issu
de la fusion du stoïcisme et du platonisme.
·
Wolfhart Pannenberg : Esquisse
d’une christologie, 1971. S’opposant à Rudolf Bultmann,
Pannenberg veut fonder sa théologie sur l’histoire et non plus sur « la
Parole », sur le Christ « réel » et non sur le Christ
« prêché », il veut « fonder sur l’histoire de Jésus la vraie
connaissance de sa signification, qu’on peut résumer par ces mots : Dieu
s’est révélé en cet homme » (p. 24). C’est une christologie
« d’en bas », qui part de l’homme Jésus, de son histoire, plutôt que
de la double nature humano-divine de Jésus du discours dogmatique traditionnel.
Autres approches[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Christologie philosophique et Christologie non chrétienne.
En Europe, l’interaction entre la théologie et la philosophie a
abouti dans les années 1970 à ce que l’on appelle la « christologie philosophique »,
représentée notamment par Xavier Tilliette, Michel Henry et Claude Bruaire).
Elle fait partie de ce que l’on nomme la « philosophie chrétienne ».
Jésus ou le Christ a un rôle dans d’autres religions que le christianisme.
En dehors de l’Europe, avec l’expansion du christianisme, souvent à l’occasion
de conquêtes coloniales, les peuples autochtones se sont approprié la théologie
en construisant des christologies autonomes.
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes éditoriales[modifier | modifier le code]
1. ↑ L’expression est passée dans le domaine
public à partir du titre du premier ouvrage de David Strauss (1808-1874)
2. ↑ Rudolf Bultmann, Das Evangelium des
Johannes, 1957 ; 1re traduction en français :
l’évangile de Jean, 1986. Bultmann attribue le phénomène hypostatique à une
source mandeiste.
3. ↑ Ce concile précède Nicée et Nicée
cherche à contrecarrer ce concile qui validé l’orthodoxie d’Arius. Richard E.
Rubenstein, Le Jour où Jésus devint Dieu, éd. La Découverte,
2004, p. 82
4. ↑ Revenir plus
haut en :a et b En
particulier l’école anglo-saxonne, telle que réunie au colloque Oxford
Princeton ; The ways that never share considère que le
christianisme ne commence qu’avec la dogmatisation du ive siècle
5. ↑ Revenir plus
haut en :a et b À
l’inverse, les chercheurs biblistes contemporains les regardent comme des
textes indépendants. Voir par exemple le travail d’Adrian Schenker o.p.
et alii, portant sur l’Ancien Testament dans L’Enfance de la Bible
hébraïque, Labor et Fides.
↑ L’ensemble de cette section doit
beaucoup à l’ouvrage de Bart D. Ehrman, Les christianismes disparus, la
bataille pour les Écritures apocryphes, faux et censures, Bayard, 2007, le
dossier paru dans le Monde de la Bible no 147,
2002, présentant les « Querelles sur la divinité de Jésus », au
recueil d’articles piloté par Pierre Geoltrain, Aux 1. origines du Christianisme, éd; Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000. Il n’est
toutefois pas possible de rendre à chacun de ces ouvrages ce qui lui revient en
propre.
2. ↑ auquel cas, le boutiquier discute soit
de la christologie docète, soit de la christologie nicéenne
3. ↑ Le boulanger suit donc Arius
4. ↑ Le garçon de bain est gnostique.
5. ↑ Pour un survol, cf. article herem ; pour un
approfondissement, cf. Jacob Neusner, Le
judaïsme à l’aube du christianisme, Cerf, Paris 1986 et plus récentDan Jaffé, Le
Judaïsme et l’avènement du christianisme, éd. Cerf, 2005
6. ↑ qui n’a rien à voir avec le « démon » mais caractérise un être
spirituel, souvent familier, aussi bien chez Socrate que
chez Paul de Tarse. Cf article Christologie de Paul, quand l’apôtre parle
de son daimon qui figure l’esprit quand il l’inspire comme
l’établit Marie-Emile Boismard
7. ↑ Pierre Hadot développe
la même idée à propos des écoles philosophiques grecques tardives dans Quest-ce
que la philosophie antique ? Folio Essais et l’on a vu plus haut
l’importance qu’elles eurent dans le développement de la christologie
8. ↑ Cf. l’article profession de
foi établit la différence entre « profession » de foi
et « confession » de foi
9. ↑ voir l’étymologie du grec ἄγγελος (aggelos), « messager » que le Nouveau
Testament rend par « ange »
10. ↑ voir Valentin l’apollinariste
11. ↑ en grec, prosopon ou hupostasis,
en latin, personna ; à comprendre comme « sujet
individuel, raisonnable et autonome » ; cf. Paul Mattéï, Le
christianisme antique de Jésus à Constantin, éd. Armand
Colin, p. 298 À côté de cette interprétation du ive siècle, rappelons le
sens premier de hupostasis, traduit en latin par personna dont Pierre Vidal Naquet affirmait dans son
cours à l’école pratique des hautes études sur les 7 contre Thèbes d’Eschyle,
en 1974, que ces termes désignaient l’un et l’autre le masque de théâtre
12. ↑ Si l’on considère les évangiles
synoptiques, antérieurs à celui de Jean, le baptême se caractérise par une
descente dans l’eau du Jourdain, à l’imitation de la pratique de Jean le
Baptiste. L’évangile selon Jean ne contiennent pas cet épisode, en sorte qu’on
parle de « baptême par l’Esprit ».
13. ↑ vocable de création récente. Hervé
Savon, professeur honoraire à l’université libre de Bruxelles et éditeur à l’institut
des sources chrétiennes, le fait remonter au iie siècle de l’ère commune.
14. ↑ parole incarnée comme le suggère
le Prologue de Jean
15. ↑ Deux ouvrages en français exposent ces
difficultés. Pour un tour d’horizon succinct, on consultera Frédéric Lenoir, Comment Jésus est
devenu Dieu, Fayard, 2010. On trouvera une analyse plus détaillée chez
Richard E. Rubenstein, Le jour où Jésus devint Dieu, La Découverte,
première édition 2000.
Références[modifier | modifier le code]
1. ↑ Article « christologie »
in Trésor de la langue française informatisé, article en ligne [archive]
2. ↑ Revenir plus
haut en :a et b Encyclopædia
Britannica Deluxe Edition, Encyclopædia Britannica, 2011, Article
Christology
3. ↑ Comme le montre cet exemple pratique
publié par le groupe « Mythe et Histoire » de l’université de Caen, en
1992 : | Un aspect du
passage des sciences sacrées aux sciences religieuses, Harnack, Freud, Loisy [archive]
4. ↑ cf. Raymond E. Brown, La
Communauté du disciple bien-aimé, éd. Cerf,
1983, p. 27 et Jésus dans les quatre Évangiles, éd.
Cerf, 1996, p. 14-16
5. ↑ Site évangélique
baptiste egliseespoir. [archive]
6. ↑ Revenir plus
haut en :a et b Raymond E. Brown, Jésus
dans les quatre Évangiles, éd. Cerf, 1996, p. 14-16
7. ↑ Site
egliseespoir. [archive]
1. ↑ Raphaël Picon, Jésus et
Jésus-Christ, in Théolib no 1, juillet 1998
2. ↑ Adela Yarbro Collins, Mark and
his readers, the Son of God among Greeks and Romans, The Harvard
Theological Review no 93 2000 et Adela Yarbro
Collins, Mark and his readers, the Son of God among JewsThe Harvard
Theological Review no 92, 1999
3. ↑ Daniel Boyarin, op.cit. infra
4. ↑ Alan F. Segal, Two Powers in Heaven:
Early Rabbinic Reports About Christianity and Gnosticism, en ligne ici [archive]
5. ↑ André Trocmé, L’Enfance
du christianisme, éd. Noésis, 1997
6. ↑ Paul Veyne, Quand
notre monde est devenu chrétien, éd. Albin Michel, 2007, p. 141
7. ↑ Marie-Émile Boismard, À l’aube du
christianisme, avant la naissance des dogmes, éd. Cerf, 1998
8. ↑ Paul Veyne, Quand notre monde
est devenu chrétien (312-394), Paris, Albin Michel, 2007,
9. ↑ Richard E. RUBENSTEIN, Le jour
où Jésus devint Dieu, l’« affaire Arius » ou la grande querelle sur
la divinité du Christ au dernier siècle de l’Empire romain
10. ↑ Revenir plus
haut en :a et b OHLIG,
Karl-Heinz (dir), Christologie (2 tomes). Tome 1 : Des
origines à l’Antiquité tardive, textes en main, Cerf;
11. ↑ Revenir plus
haut en :a et b OHLIG,
Karl-Heinz (dir), Christologie, I, Des origines à
l’Antiquité tardive, CERF 1996 .
12. ↑ Sermon « Sur la divinité du Christ
et de l’Esprit, et sur Abraham »
13. ↑ Cité dans Richard E. Rubenstein, Le
jour où Jésus devint Dieu, éd. La Découverte, 2000, pp. 25 & 267
14. ↑ Rémi Gounelle, Les images de
Jésus dans la littérature apocryphe, in Évangile et Liberté, no 140,
2001, cahier 203, p. 1-4
15. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 308
16. ↑ Karl Heinz Ohlig, Christologies
I. Des origines à l’Antiquité tardive, éd. Cerf, 1996
17. ↑ Évangile selon Jean, Jn 14. 9 [archive]
18. ↑ Israël Finkelstein et Neil Silbermann,
« Les rois sacrés de la Bible. À la recherche de David et Salomon »,
éd. Bayard, 2006
19. ↑ cf. Marie-Émile Boismard cité par Blaise
Bayili, L’inculturation, chemin d’unité et dialogue de résurrection,
éd. l’Harmattan, 2008, p. 61-62, extrait en ligne [archive]
20. ↑ Marie-Émile Boismard, A l’aube
du Christianisme : avant la naissance des dogmes, éd. Cerf,
1998 ; voir aussi interview dans Le Monde de la Bibleno 107,
juillet-août 1997
21. ↑ cf. infraL’élaboration d’une
dogmatique
22. ↑ Étienne Nodet o.p.,
interview dans Le Monde de la Bible no 168,
novembre-décembre 2005 présentation en
ligne [archive] ; Marie-Françoise Baslez, Les maccabées
guerre coloniale et événement fondateur, in Le Monde de la Bible no 168
23. ↑ Bernard Sesboüé, Le iie siècle : Pères
apostoliques et apologètes (de 1 à 7), in Recherches de Science
Religieuse, t. 90, 2002, p. 249 à 287 : recension de
Reinhard M. Hübner, cf bibliographie; recension en
ligne [archive]
24. ↑ cf Reinhard M. Hübner, recension citée
26. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 464-465
27. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 463-464
Jésus-Christ, in Théolib no 1, juillet 1998
2. ↑ Adela Yarbro Collins, Mark and
his readers, the Son of God among Greeks and Romans, The Harvard
Theological Review no 93 2000 et Adela Yarbro
Collins, Mark and his readers, the Son of God among JewsThe Harvard
Theological Review no 92, 1999
3. ↑ Daniel Boyarin, op.cit. infra
4. ↑ Alan F. Segal, Two Powers in Heaven:
Early Rabbinic Reports About Christianity and Gnosticism, en ligne ici [archive]
5. ↑ André Trocmé, L’Enfance
du christianisme, éd. Noésis, 1997
6. ↑ Paul Veyne, Quand
notre monde est devenu chrétien, éd. Albin Michel, 2007, p. 141
7. ↑ Marie-Émile Boismard, À l’aube du
christianisme, avant la naissance des dogmes, éd. Cerf, 1998
8. ↑ Paul Veyne, Quand notre monde
est devenu chrétien (312-394), Paris, Albin Michel, 2007,
9. ↑ Richard E. RUBENSTEIN, Le jour
où Jésus devint Dieu, l’« affaire Arius » ou la grande querelle sur
la divinité du Christ au dernier siècle de l’Empire romain
10. ↑ Revenir plus
haut en :a et b OHLIG,
Karl-Heinz (dir), Christologie (2 tomes). Tome 1 : Des
origines à l’Antiquité tardive, textes en main, Cerf;
11. ↑ Revenir plus
haut en :a et b OHLIG,
Karl-Heinz (dir), Christologie, I, Des origines à
l’Antiquité tardive, CERF 1996 .
12. ↑ Sermon « Sur la divinité du Christ
et de l’Esprit, et sur Abraham »
13. ↑ Cité dans Richard E. Rubenstein, Le
jour où Jésus devint Dieu, éd. La Découverte, 2000, pp. 25 & 267
14. ↑ Rémi Gounelle, Les images de
Jésus dans la littérature apocryphe, in Évangile et Liberté, no 140,
2001, cahier 203, p. 1-4
15. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 308
16. ↑ Karl Heinz Ohlig, Christologies
I. Des origines à l’Antiquité tardive, éd. Cerf, 1996
17. ↑ Évangile selon Jean, Jn 14. 9 [archive]
18. ↑ Israël Finkelstein et Neil Silbermann,
« Les rois sacrés de la Bible. À la recherche de David et Salomon »,
éd. Bayard, 2006
19. ↑ cf. Marie-Émile Boismard cité par Blaise
Bayili, L’inculturation, chemin d’unité et dialogue de résurrection,
éd. l’Harmattan, 2008, p. 61-62, extrait en ligne [archive]
20. ↑ Marie-Émile Boismard, A l’aube
du Christianisme : avant la naissance des dogmes, éd. Cerf,
1998 ; voir aussi interview dans Le Monde de la Bibleno 107,
juillet-août 1997
21. ↑ cf. infraL’élaboration d’une
dogmatique
22. ↑ Étienne Nodet o.p.,
interview dans Le Monde de la Bible no 168,
novembre-décembre 2005 présentation en
ligne [archive] ; Marie-Françoise Baslez, Les maccabées
guerre coloniale et événement fondateur, in Le Monde de la Bible no 168
23. ↑ Bernard Sesboüé, Le iie siècle : Pères
apostoliques et apologètes (de 1 à 7), in Recherches de Science
Religieuse, t. 90, 2002, p. 249 à 287 : recension de
Reinhard M. Hübner, cf bibliographie; recension en
ligne [archive]
24. ↑ cf Reinhard M. Hübner, recension citée
26. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 464-465
27. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 463-464
1. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 464
2. ↑ Paul Mattéï, Le Christianisme
antique de Jésus à Constantin, éd. Armand Colin, p. 202
3. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 465
5. ↑ Bart D. Ehrman, Les
Christianismes disparus, Cerf
6. ↑ oriental et occidental
7. ↑ courte liste de confessions de foi [archive] reconnues par les églises luthero-réformées. Deux d’entre elles
sont non-chalcédoniennes
8. ↑ par exemple le Oneness
Pentecostalism
9. ↑ Cf. Bart D. Ehrman, Les
Christianismes disparus, Bayard, 2007.
10. ↑ Paul Tillich, Dieu
au-delà de Dieu, les bergers et les mages, 1955.
11. ↑ Il condamne Malchion (en) et le Malchionisme (1904 CHP / 1917 CPR).
12. ↑ Maxence Caron, La
Trinité (Saint Augustin), Paris, Ellipses, 2004, p. 68
13. ↑ La Trinité, XV.17, 29 (BA
16, p. 504-505. cité in Madec, 2008, p. 134
14. ↑ Édouard-Henri Wéber, Le Christ
selon saint Thomas d’Aquin, Desclée, 1988
15. ↑ Publiés de façon posthume par Lessing
16. ↑ Une de l’ouvrage [archive] par André Gounelle, une en ligne [archive]de l’ouvrage par l’Université de Toronto sous divers formats
téléchargeables
17. ↑ De la Jésulogie
à la christologie. Reconquête de l’unité de la christologie et principales
étapes de la reconquête (deuxième partie) de Vincent Holzer [archive].
Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Bibliographie de la christologie.
Des origines au vie siècle[modifier | modifier le code]
·
Aloys Grillmeier, Le
Christ dans la tradition chrétienne, Tome I: De l’âge apostolique à
Chalcédoine. 2e édition française, Cerf, 2003 ;
Tome II-1: Le Concile de Chalcédoine (451). Réception et opposition,
Cerf, 1990 ; Tome II-2: L’Église de Constantinople au vie siècle, Cerf,
1993 ; Tome II-4: L’Église d’Alexandrie, la Nubie et l’Éthiopie
après 451, Cerf, 1996
·
Karl-Heinz Ohlig (dir), Christologie.
Tome 1 : Des origines à l’Antiquité tardive (ISBN 978-2204052078). Tome
2 : Du Moyen Âge à l’époque contemporaine. 2 vol (ISBN 978-2204052405).,
collection « Textes en main », Cerf, Paris, 1996
Christologie contemporaine[modifier | modifier le code]
Exposés systématiques[modifier | modifier le code]
·
Oscar Cullmann, Christologie
du Nouveau Testament, Neuchâtel/Paris; Delachaux & Niestlé, 1958
·
Jean Daniélou, Approches
du Christ, Grasset, 1960
·
Bernard Sesboüé, Pédagogie du
Christ : Éléments de christologie fondamentale, Cerf, 1995
·
Grégory Woimbée, Leçons
sur le Christ, Introduction à la christologie, Artège, 2013.
·
Grégory Woimbée, Leçons
sur la Foi : Introduction à la théologie fondamentale, Paris,
Lethielleux Editions, coll. « Théologie », 2016,
379 p. (ISBN 978-2-249-62378-3)
Textes théologiques[modifier | modifier le code]
Auteurs catholiques[modifier | modifier le code]
·
Hans Urs von Balthasar, La Gloire et la
Croix. Aspects esthétiques de la Révélation, 1961–1969
·
Hans Urs von Balthasar, La Foi du
Christ, Cerf, 1994
·
Walter Kasper, Le
Dieu des chrétiens, 1985
·
Joseph Ratzinger, Jésus
de Nazareth, 2007
·
Karl Rahner, Je
crois à Jésus-Christ, Desclée de Brouwer, 1971
·
Karl Rahner, Aimer
Jésus, Desclée, 1985
·
Louis Bouyer, Le
Fils éternel : Théologie de la Parole de Dieu et christologie, Cerf, 1974
Auteurs protestants[modifier | modifier le code]
·
Dietrich Bonhoeffer, Qui est et qui
était Jésus-Christ?, Cerf, 1980
·
Rudolf Bultmann, Jésus,
mythologie et démythologisation, 1978 (première traduction française
par André Malet de Son Jesus dont
la première édition eut lieu à Berlin en 1926)
·
Jürgen Moltmann, Le Dieu crucifié,
Cerf, 1974
·
Jürgen Moltmann et Josef Hoffmann, Jésus,
le Messie de Dieu : Pour une christologie messianique,
Cerf, coll. « Cogitatio Fidei », 1993,
475 p. (ISBN 978-2-204-04628-2)
·
Wolfhart Pannenberg, Esquisse d’une
christologie, Cerf, 1971 ; Cerf, 1999
Études sur l’orthodoxie[modifier | modifier le code]
·
Astérios Argyriou
(dir.), Chemins de la christologie orthodoxe, 2005 ; cf. Astérios
Argyriou (dir.), Chemins de la christologie orthodoxe [archive] par David Roure
Études historiques/exégétiques[modifier | modifier le code]
·
Daniel Marguerat, Enrico Norelli,
Jean-Michel Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d’une énigme, Labor et Fides,
2003
·
John Paul Meier, Un
certain Juif, Jésus. Les données de l’histoire. T. I., Les Sources,
les origines, les dates ; t. II, La Parole et les gestes ;
t.III, Attachements, affrontements, ruptures, Cerf, 2004–2005
·
Charles Perrot, Jésus
et l’histoire, éd. Desclée de Brouwer, 1979
·
Günther Bornkamm, Qui est Jésus de
Nazareth ?, Seuil, 1973
Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 464
2. ↑ Paul Mattéï, Le Christianisme
antique de Jésus à Constantin, éd. Armand Colin, p. 202
3. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 465
5. ↑ Bart D. Ehrman, Les
Christianismes disparus, Cerf
6. ↑ oriental et occidental
7. ↑ courte liste de confessions de foi [archive] reconnues par les églises luthero-réformées. Deux d’entre elles
sont non-chalcédoniennes
8. ↑ par exemple le Oneness
Pentecostalism
9. ↑ Cf. Bart D. Ehrman, Les
Christianismes disparus, Bayard, 2007.
10. ↑ Paul Tillich, Dieu
au-delà de Dieu, les bergers et les mages, 1955.
11. ↑ Il condamne Malchion (en) et le Malchionisme (1904 CHP / 1917 CPR).
12. ↑ Maxence Caron, La
Trinité (Saint Augustin), Paris, Ellipses, 2004, p. 68
13. ↑ La Trinité, XV.17, 29 (BA
16, p. 504-505. cité in Madec, 2008, p. 134
14. ↑ Édouard-Henri Wéber, Le Christ
selon saint Thomas d’Aquin, Desclée, 1988
15. ↑ Publiés de façon posthume par Lessing
16. ↑ Une de l’ouvrage [archive] par André Gounelle, une en ligne [archive]de l’ouvrage par l’Université de Toronto sous divers formats
téléchargeables
17. ↑ De la Jésulogie
à la christologie. Reconquête de l’unité de la christologie et principales
étapes de la reconquête (deuxième partie) de Vincent Holzer [archive].
Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Bibliographie de la christologie.
Des origines au vie siècle[modifier | modifier le code]
·
Aloys Grillmeier, Le
Christ dans la tradition chrétienne, Tome I: De l’âge apostolique à
Chalcédoine. 2e édition française, Cerf, 2003 ;
Tome II-1: Le Concile de Chalcédoine (451). Réception et opposition,
Cerf, 1990 ; Tome II-2: L’Église de Constantinople au vie siècle, Cerf,
1993 ; Tome II-4: L’Église d’Alexandrie, la Nubie et l’Éthiopie
après 451, Cerf, 1996
·
Karl-Heinz Ohlig (dir), Christologie.
Tome 1 : Des origines à l’Antiquité tardive (ISBN 978-2204052078). Tome
2 : Du Moyen Âge à l’époque contemporaine. 2 vol (ISBN 978-2204052405).,
collection « Textes en main », Cerf, Paris, 1996
Christologie contemporaine[modifier | modifier le code]
Exposés systématiques[modifier | modifier le code]
·
Oscar Cullmann, Christologie
du Nouveau Testament, Neuchâtel/Paris; Delachaux & Niestlé, 1958
·
Jean Daniélou, Approches
du Christ, Grasset, 1960
·
Bernard Sesboüé, Pédagogie du
Christ : Éléments de christologie fondamentale, Cerf, 1995
·
Grégory Woimbée, Leçons
sur le Christ, Introduction à la christologie, Artège, 2013.
·
Grégory Woimbée, Leçons
sur la Foi : Introduction à la théologie fondamentale, Paris,
Lethielleux Editions, coll. « Théologie », 2016,
379 p. (ISBN 978-2-249-62378-3)
Textes théologiques[modifier | modifier le code]
Auteurs catholiques[modifier | modifier le code]
·
Hans Urs von Balthasar, La Gloire et la
Croix. Aspects esthétiques de la Révélation, 1961–1969
·
Hans Urs von Balthasar, La Foi du
Christ, Cerf, 1994
·
Walter Kasper, Le
Dieu des chrétiens, 1985
·
Joseph Ratzinger, Jésus
de Nazareth, 2007
·
Karl Rahner, Je
crois à Jésus-Christ, Desclée de Brouwer, 1971
·
Karl Rahner, Aimer
Jésus, Desclée, 1985
·
Louis Bouyer, Le
Fils éternel : Théologie de la Parole de Dieu et christologie, Cerf, 1974
Auteurs protestants[modifier | modifier le code]
·
Dietrich Bonhoeffer, Qui est et qui
était Jésus-Christ?, Cerf, 1980
·
Rudolf Bultmann, Jésus,
mythologie et démythologisation, 1978 (première traduction française
par André Malet de Son Jesus dont
la première édition eut lieu à Berlin en 1926)
·
Jürgen Moltmann, Le Dieu crucifié,
Cerf, 1974
·
Jürgen Moltmann et Josef Hoffmann, Jésus,
le Messie de Dieu : Pour une christologie messianique,
Cerf, coll. « Cogitatio Fidei », 1993,
475 p. (ISBN 978-2-204-04628-2)
·
Wolfhart Pannenberg, Esquisse d’une
christologie, Cerf, 1971 ; Cerf, 1999
Études sur l’orthodoxie[modifier | modifier le code]
·
Astérios Argyriou
(dir.), Chemins de la christologie orthodoxe, 2005 ; cf. Astérios
Argyriou (dir.), Chemins de la christologie orthodoxe [archive] par David Roure
Études historiques/exégétiques[modifier | modifier le code]
·
Daniel Marguerat, Enrico Norelli,
Jean-Michel Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d’une énigme, Labor et Fides,
2003
·
John Paul Meier, Un
certain Juif, Jésus. Les données de l’histoire. T. I., Les Sources,
les origines, les dates ; t. II, La Parole et les gestes ;
t.III, Attachements, affrontements, ruptures, Cerf, 2004–2005
·
Charles Perrot, Jésus
et l’histoire, éd. Desclée de Brouwer, 1979
·
Günther Bornkamm, Qui est Jésus de
Nazareth ?, Seuil, 1973
Maraval, Le Christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 464
2. ↑ Paul Mattéï, Le Christianisme
antique de Jésus à Constantin, éd. Armand Colin, p. 202
3. ↑ Simon-Claude Mimouni et Pierre
Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd.
Puf/Nouvelle Clio, 2007, p. 465
5. ↑ Bart D. Ehrman, Les
Christianismes disparus, Cerf
6. ↑ oriental et occidental
7. ↑ courte liste de confessions de foi [archive] reconnues par les églises luthero-réformées. Deux d’entre elles
sont non-chalcédoniennes
8. ↑ par exemple le Oneness
Pentecostalism
9. ↑ Cf. Bart D. Ehrman, Les
Christianismes disparus, Bayard, 2007.
10. ↑ Paul Tillich, Dieu
au-delà de Dieu, les bergers et les mages, 1955.
11. ↑ Il condamne Malchion (en) et le Malchionisme (1904 CHP / 1917 CPR).
12. ↑ Maxence Caron, La
Trinité (Saint Augustin), Paris, Ellipses, 2004, p. 68
13. ↑ La Trinité, XV.17, 29 (BA
16, p. 504-505. cité in Madec, 2008, p. 134
14. ↑ Édouard-Henri Wéber, Le Christ
selon saint Thomas d’Aquin, Desclée, 1988
15. ↑ Publiés de façon posthume par Lessing
16. ↑ Une de l’ouvrage [archive] par André Gounelle, une en ligne [archive]de l’ouvrage par l’Université de Toronto sous divers formats
téléchargeables
17. ↑ De la Jésulogie
à la christologie. Reconquête de l’unité de la christologie et principales
étapes de la reconquête (deuxième partie) de Vincent Holzer [archive].
Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Bibliographie de la christologie.
Des origines au vie siècle[modifier | modifier le code]
·
Aloys Grillmeier, Le
Christ dans la tradition chrétienne, Tome I: De l’âge apostolique à
Chalcédoine. 2e édition française, Cerf, 2003 ;
Tome II-1: Le Concile de Chalcédoine (451). Réception et opposition,
Cerf, 1990 ; Tome II-2: L’Église de Constantinople au vie siècle, Cerf,
1993 ; Tome II-4: L’Église d’Alexandrie, la Nubie et l’Éthiopie
après 451, Cerf, 1996
·
Karl-Heinz Ohlig (dir), Christologie.
Tome 1 : Des origines à l’Antiquité tardive (ISBN 978-2204052078). Tome
2 : Du Moyen Âge à l’époque contemporaine. 2 vol (ISBN 978-2204052405).,
collection « Textes en main », Cerf, Paris, 1996
Christologie contemporaine[modifier | modifier le code]
Exposés systématiques[modifier | modifier le code]
·
Oscar Cullmann, Christologie
du Nouveau Testament, Neuchâtel/Paris; Delachaux & Niestlé, 1958
·
Jean Daniélou, Approches
du Christ, Grasset, 1960
·
Bernard Sesboüé, Pédagogie du
Christ : Éléments de christologie fondamentale, Cerf, 1995
·
Grégory Woimbée, Leçons
sur le Christ, Introduction à la christologie, Artège, 2013.
·
Grégory Woimbée, Leçons
sur la Foi : Introduction à la théologie fondamentale, Paris,
Lethielleux Editions, coll. « Théologie », 2016,
379 p. (ISBN 978-2-249-62378-3)
Textes théologiques[modifier | modifier le code]
Auteurs catholiques[modifier | modifier le code]
·
Hans Urs von Balthasar, La Gloire et la
Croix. Aspects esthétiques de la Révélation, 1961–1969
·
Hans Urs von Balthasar, La Foi du
Christ, Cerf, 1994
·
Walter Kasper, Le
Dieu des chrétiens, 1985
·
Joseph Ratzinger, Jésus
de Nazareth, 2007
·
Karl Rahner, Je
crois à Jésus-Christ, Desclée de Brouwer, 1971
·
Karl Rahner, Aimer
Jésus, Desclée, 1985
·
Louis Bouyer, Le
Fils éternel : Théologie de la Parole de Dieu et christologie, Cerf, 1974
Auteurs protestants[modifier | modifier le code]
·
Dietrich Bonhoeffer, Qui est et qui
était Jésus-Christ?, Cerf, 1980
·
Rudolf Bultmann, Jésus,
mythologie et démythologisation, 1978 (première traduction française
par André Malet de Son Jesus dont
la première édition eut lieu à Berlin en 1926)
·
Jürgen Moltmann, Le Dieu crucifié,
Cerf, 1974
·
Jürgen Moltmann et Josef Hoffmann, Jésus,
le Messie de Dieu : Pour une christologie messianique,
Cerf, coll. « Cogitatio Fidei », 1993,
475 p. (ISBN 978-2-204-04628-2)
·
Wolfhart Pannenberg, Esquisse d’une
christologie, Cerf, 1971 ; Cerf, 1999
Études sur l’orthodoxie[modifier | modifier le code]
·
Astérios Argyriou
(dir.), Chemins de la christologie orthodoxe, 2005 ; cf. Astérios
Argyriou (dir.), Chemins de la christologie orthodoxe [archive] par David Roure
Études historiques/exégétiques[modifier | modifier le code]
·
Daniel Marguerat, Enrico Norelli,
Jean-Michel Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d’une énigme, Labor et Fides,
2003
·
John Paul Meier, Un
certain Juif, Jésus. Les données de l’histoire. T. I., Les Sources,
les origines, les dates ; t. II, La Parole et les gestes ;
t.III, Attachements, affrontements, ruptures, Cerf, 2004–2005
·
Charles Perrot, Jésus
et l’histoire, éd. Desclée de Brouwer, 1979
·
Günther Bornkamm, Qui est Jésus de
Nazareth ?, Seuil, 1973
·
Raymond Edward Brown, Jésus dans les
quatre évangiles, Cerf, 1996 (ouvrage d’initiation).
·
Albert Vanhoye, La
Lettre aux Hébreux. Jésus-Christ, médiateur d’une nouvelle alliance, Paris,
Desclée, 2002
·
Martin Hengel, Jésus,
Fils de Dieu, Cerf, 1975
·
Joseph Moingt, L’Homme
qui venait de Dieu, Les éditions du Cerf, coll. « Cogitatio
Fidei », 1993, 725 p. (ISBN 978-2-204-04782-1)
Approches philosophiques[modifier | modifier le code]
·
Michel Henry, C’est
moi la Vérité : Pour une philosophie du christianisme, Seuil, 1996
·
Xavier Tilliette, La
Christologie idéaliste, Paris, Desclée, 1986
·
Xavier Tilliette, Le Christ de la philosophie, Cerf,
1990 (prix Montyon)
Revues[modifier | modifier le code]
·
Giovanni Sala, La
Cristologia nella Religione nei limiti della semplice ragione di Kant,
Milan, in Rivista di Filosofia Neo-Scolastica, 96 (2004,
2-3, p. 235-305.
Annexes[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
·
Kénose
Liens externes[modifier | modifier le code]